Il est des réveils plus agréables : c'est la voix du colonel qui tire brutalement Cruchot d'une sieste volée sur ses heures de bureau. Car le temps n'est plus à la détente. Ou plutôt si. Désormais, les gendarmes de Saint-Tropez, aux inégalables états de services, auront tout loisir de prendre du repos. Cédant au jeunisme ambiant, le ministère a décidé de les remplacer par des novices tout droit sortis de l'école. Ainsi, sans qu'ils aient leur mot à dire, Cruchot et ses hommes sont rendus à la vie civile. Mais même à la retraite, Cruchot, qui pourrait couler des jours paisibles dans le château de sa femme Josepha n'a rien perdu de ses réflexes professionnels. Parti débusquer un braconnier signalé sur ses terres, il reçoit une décharge de gros sel tirée par le garde-chasse. Pensant apaiser enfin son mari, dont l'oisiveté a accru l'irascibilité, Josepha lui offre un système de vidéosurveillance. Un cadeau qui ne fait qu'accroître ses délires sécuritaires. Gerber et sa femme en font, les premiers, les frais. Avant que ne s'annonce un nouveau visiteur. Il s'agit de Merlot, porteur d'une triste nouvelle : leur ancien collègue Fougasse est devenu amnésique.

Réalisateur : Jean Girault

Louis de Funès : Ludovic Cruchot
Michel Galabru : Jérôme Gerber
Claude Gensac : Josépha Cruchot
Guy Grosso : Tricard
Jean Lefebvfe : Lucien Fougasse
Christian Marin : Albert Merlot
Michel Modo : Berlicot
Yves Vincent : Le Colonel

1970